Elle balance timidement ces jambes pendant qu'elle est assise sur le banc de la place. Elle décide d'arrêter le temps sur un air de Louis Armstrong dans les oreilles. Elle passe maladroitement une main dans ses cheveux chatains, afin de repousser cette mèche rebelle qui l'agace. Elle se pose en tailleur, et considère les gens, sans rien dire.
Elle étudie chaque gestes, examine chaque pas, compare chaque rires. Elle s'imagine la vie du joueur de flutte là-bas, ou celle du marchand de chichis. Elle regarde cette petite fille aux cheveux or qui pleure pour un Carambar. Elle regarde cet homme démuni qui s'est endormis sur un morceau de carton. Elle regarde ce jeune homme qui aide une vieille dame à traverser la route. Elle regarde les amoureux qui semblent heureux ensemble et s'embrassent chaque secondes. Elle regarde ce monsieur qui lit son journal en attendant que la serveuse apporte son café du matin. Elle regarde ses amis, au loin, qui rient, qui s'aiment et se détestent parfois. Elle regarde tout. Elle regarde rien. Elle regarde la vie.
Elle étudie chaque gestes, examine chaque pas, compare chaque rires. Elle s'imagine la vie du joueur de flutte là-bas, ou celle du marchand de chichis. Elle regarde cette petite fille aux cheveux or qui pleure pour un Carambar. Elle regarde cet homme démuni qui s'est endormis sur un morceau de carton. Elle regarde ce jeune homme qui aide une vieille dame à traverser la route. Elle regarde les amoureux qui semblent heureux ensemble et s'embrassent chaque secondes. Elle regarde ce monsieur qui lit son journal en attendant que la serveuse apporte son café du matin. Elle regarde ses amis, au loin, qui rient, qui s'aiment et se détestent parfois. Elle regarde tout. Elle regarde rien. Elle regarde la vie.



